Un prélèvement SDD est tout simplement un prélèvement SEPA : SDD est le sigle de SEPA Direct Debit, le nom anglais du prélèvement SEPA. Sur ton relevé de compte, il apparaît en général sous PRLV ou PRLV SEPA, à côté de VIR pour un virement, CB ou CARTE pour un paiement par carte, RETRAIT DAB pour un retrait au distributeur et FRAIS pour des frais bancaires. Derrière chaque prélèvement, l'ICS identifie le créancier et la RUM désigne le mandat que tu as signé. Chaque ligne porte aussi deux dates, celle de l'opération et celle de valeur. Ce guide reprend ton relevé bancaire zone par zone, avec ce que ta banque doit y faire figurer et les quatre lignes à vérifier chaque mois.
En bref
- PRLV ou PRLV SEPA = prélèvement ; VIR = virement (VIR INST : instantané) ; CB ou CARTE = paiement par carte ; RETRAIT DAB = retrait au distributeur ; CHQ = chèque ; FRAIS ou COTISATION = frais bancaires.
- Prélèvement SDD = SEPA Direct Debit, le sigle anglais du prélèvement SEPA. Le SDD Core est le prélèvement classique des particuliers ; le SDD B2B est réservé aux entreprises et ne se rembourse plus une fois débité.
- ICS = identifiant du créancier (13 caractères commençant par FR en France) ; RUM = référence du mandat. Ta banque doit te les fournir ou te les mettre à disposition, souvent dans le détail de l'opération.
- Deux dates par ligne : la date d'opération et la date de valeur, celle qui sert à calculer les intérêts d'un découvert.
- Chaque mois, regarde quatre lignes : le report du solde, le total des frais, l'encadré des incidents et les prélèvements.
L'essentiel
- Un relevé gratuit, au moins une fois par mois. Ta banque ne peut pas refuser de te fournir gratuitement sur papier, au moins une fois par mois, les informations sur tes opérations (article L314-14 du Code monétaire et financier).
- Le total des frais du mois et le plafond du découvert. Un engagement des banques de la Fédération bancaire française, approuvé par le superviseur en 2013, pas une obligation légale.
- Les frais d'incident annoncés à l'avance. Ils figurent sur le relevé et ne peuvent être débités qu'au moins 14 jours après sa date d'arrêté (article L312-1-5).
- Un récapitulatif des frais chaque année en janvier, avec un sous-total par catégorie (article L314-7).
- Pour chaque prélèvement SEPA, le nom du créancier, son ICS et la RUM, fournis ou mis à disposition par ta banque (règlement UE n° 260/2012).
Comment se présente un relevé de compte bancaire ?
Le relevé de compte, parfois appelé extrait de compte, est « la trace légale de toutes les opérations effectuées sur votre compte » pendant une période définie, en général un mois. La définition est celle de la Fédération bancaire française (Les clés de la banque, avril 2024). Ta banque ne peut pas refuser de te le fournir gratuitement sur papier au moins une fois par mois, et si ta banque et toi convenez d'un autre rythme, il ne peut pas dépasser un mois (article L314-14 du Code monétaire et financier). Un relevé plus fréquent, chaque semaine ou tous les dix jours, peut en revanche être facturé, précise la Banque de France.
D'une banque à l'autre, la mise en page change, mais on retrouve les mêmes zones.
| Zone du relevé | Ce que tu y lis |
|---|---|
| En-tête | Ton nom, ton IBAN et le BIC, les coordonnées de ton agence, du service client et du médiateur bancaire |
| Ancien solde | Le solde du relevé précédent et sa date, sur la première ligne ; en colonne crédit s'il était positif, en colonne débit s'il était négatif |
| Opérations | Une ligne par opération : date d'opération, date de valeur, libellé et montant, au débit (ce qui sort) ou au crédit (ce qui entre) |
| Totaux et nouveau solde | La somme des débits, celle des crédits, puis le nouveau solde à la date d'arrêté du relevé |
| Frais | Un pictogramme, un astérisque, une couleur ou une police à part signale chaque frais ; une ligne récapitule le total des frais du mois |
| Découvert autorisé | Le plafond de ton découvert autorisé et son taux (TAEG) |
| Encadré des incidents | Les irrégularités et incidents du mois précédent, et les frais que ta banque compte débiter pour eux |
| Garantie des dépôts | Un rappel de la garantie des dépôts |
Sources : Banque de France, Mes questions d'argent, Fédération bancaire française, Crédit Mutuel, guide du relevé bancaire (avril 2025).
Ce que la loi impose, et ce que les banques ont promis
Toutes ces mentions n'ont pas la même force. Pour chaque paiement, ta banque doit te fournir une référence qui permet d'identifier l'opération, les informations sur l'autre partie le cas échéant, le montant, les frais facturés et, le cas échéant, la date de valeur (arrêté du 29 juillet 2009, article 7). Les frais liés à des irrégularités et incidents doivent être annoncés gratuitement sur le relevé mensuel, et ne peuvent être débités qu'au moins quatorze jours après sa date d'arrêté (article L312-1-5) : sur un relevé arrêté au 30 septembre, pas avant le 14 octobre (notre calcul). Chaque année en janvier, ta banque t'envoie en plus un document distinct qui récapitule les frais perçus l'année précédente, avec un sous-total par catégorie de produits ou services (article L314-7).
Le total mensuel des frais et le plafond du découvert autorisé, eux, ne viennent pas de la loi. C'est un engagement des banques adhérentes de la Fédération bancaire française, entré en vigueur le 30 juin 2011 et approuvé par l'Autorité de contrôle prudentiel en 2013 (décision n° 2013-C-34). La Banque de France et la FBF le décrivent toutes deux comme une mention habituelle du relevé.
Date d'opération et date de valeur : quelle différence ?
La date de valeur est la date retenue pour calculer les intérêts débiteurs ; la date d'opération dit quand l'opération a eu lieu ou a été enregistrée, selon ta banque. Les définitions varient : pour Crédit Mutuel, la date d'opération est « la date à laquelle vous avez effectué l'opération » ; pour service-public.fr, à propos des prélèvements, c'est la date à laquelle ta banque l'enregistre. La date de valeur, elle, est le point de départ du calcul des intérêts et permet de déterminer la durée d'un découvert. La loi l'encadre de près.
| Opération | Règle pour la date de valeur | Texte |
|---|---|---|
| Débit (prélèvement, paiement, virement émis) | Pas avant le jour où l'argent est débité de ton compte | L133-14, I |
| Crédit (virement reçu) | Pas après le jour ouvrable où l'argent arrive sur le compte de ta banque | L133-14, I |
| Espèces déposées par un particulier | Dès que les fonds sont reçus | L133-14, II |
| Chèque en euros | Au plus un jour ouvré d'écart avec la date de comptabilisation | L131-1-1 |
Sources : Code monétaire et financier, article L133-14 et article L131-1-1.
Deux cas déroutent. Une opération du week-end peut apparaître dès le samedi ou le dimanche, mais n'être réellement débitée ou créditée que le premier jour ouvré suivant : BoursoBank cite un virement de loyer prévu le samedi 1er décembre, dont la date d'opération sera celle du 3 décembre (aide BoursoBank). Et sur une ligne CB, la date collée au nom du commerçant est la date d'exécution du paiement, que BoursoBank dit « présente dans le libellé » (aide BoursoBank, paiement par carte) ; elle peut différer de celle de la colonne.
PRLV, VIR, CB, CHQ : que veut dire chaque ligne de ton relevé ?
Le libellé d'une ligne commence en général par la nature de l'opération : prélèvement, virement, carte, retrait, chèque ou frais. La Banque de France le résume ainsi : le libellé indique « la nature de l'opération : « chèque », « virement », « retrait », « carte bancaire », « prélèvement » » (Mes questions d'argent, 2023). Les banques l'abrègent, en majuscules, avec des conventions assez proches d'un établissement à l'autre. Voici comment les lire.
| Ce que tu lis | Ce que c'est | Exemple fictif | Ce qu'il faut regarder |
|---|---|---|---|
| PRLV, PRLV SEPA, PRELEVEMENT | Prélèvement SEPA (SDD), déclenché par un créancier | PRLV SEPA + nom du créancier | Le créancier, son ICS et la RUM, souvent dans le détail de l'opération |
| VIR, VIR SEPA | Virement SEPA, reçu (VIR RECU) ou envoyé (VIR EMIS) | VIR RECU + nom de l'émetteur | Qui t'a payé ou qui tu as payé ; le salaire arrive souvent en VIR SALAIRE ou sous le nom de l'employeur |
| VIR INST, VIR INSTANTANE | Virement instantané | VIR INST + nom du bénéficiaire | L'argent doit arriver en dix secondes au plus, et le virement ne peut pas coûter plus cher qu'un virement classique |
| CB, PAIEMENT CB, CARTE, ACHAT CB | Paiement par carte | CB CARREFOUR CITY PARIS 12/09 | Le commerçant (nom souvent tronqué), la ville, la date ; parfois les quatre derniers chiffres de la carte, sous la forme CB****1234 |
| RETRAIT DAB, RETRAIT | Retrait d'espèces au distributeur | RETRAIT DAB + date | Un retrait que tu n'as pas fait : fais opposition à ta carte sans attendre |
| CHQ, CHEQUE | Chèque | CHEQUE | Le montant, à rapprocher des talons de ton chéquier |
| FRAIS, COTISATION | Frais bancaires, cotisation annuelle de la carte | COTISATION CARTE | Le pictogramme ou l'astérisque qui signale les frais, et le total du mois en bas du relevé |
| +REPRESENTATION+ | Prélèvement présenté une nouvelle fois après un rejet | PRLV SEPA + nom, libellé commençant par +REPRESENTATION+ | Le même débit qui revient, pas un nouveau créancier |
| SDD | Sigle anglais du prélèvement SEPA (SEPA Direct Debit) | Mandat, documents du créancier, détail ou export | Rien de plus qu'un PRLV : c'est le même prélèvement SEPA, Core ou B2B |
Les intitulés exacts varient d'une banque à l'autre. La mention « +REPRESENTATION+ » peut apparaître dans le libellé d'un prélèvement depuis juillet 2021 (Banque de France, Le prélèvement SEPA), en tête des informations transmises par le créancier. Le guide du CFONB de décembre 2022 en fait toutefois une règle facultative pour le créancier : son absence ne prouve rien (CFONB, guide V1).
Pourquoi le nom du commerçant ne ressemble pas à l'enseigne
Une ligne carte suit en général le même modèle : CB, le nom du commerçant en majuscules, souvent coupé, la ville, puis la date. Le nom affiché est parfois une raison sociale suivie de SARL ou SAS, avec un numéro de magasin ou de terminal, plutôt que l'enseigne que tu connais. BoursoBank le reconnaît : « Il peut arriver que le libellé transmis lors d'un paiement soit différent du nom du commerçant ». Rapproche alors la date et le montant de tes achats de ce jour-là.
Des libellés qui ont leur propre guide
- DGFiP, DRFiP ou SGC : les Finances publiques, pour tes impôts mais aussi des factures publiques locales comme la cantine ou l'eau. Voir prélèvement SGC ou DGFiP.
- SPB, un courtier en assurances. Voir prélèvement SPB : c'est quoi et comment l'arrêter.
- Mobilis, la société qui gère les abonnements de télépéage Fulli. Voir prélèvement Mobilis.
- BNP Paribas Personal Finance, Diac, Alma, Oney : crédits et paiements en plusieurs fois. Voir prélèvement BNP Paribas Personal Finance.
- Un nom qui ne te dit rien du tout : la méthode pour remonter jusqu'au créancier est dans prélèvement inconnu : à quoi correspond ce prélèvement ?
Une ligne que tu ne comprends pas ?
Demande à Martia : « c'est quoi ce prélèvement de 12,99 € ? » ou « combien j'ai dépensé chez Carrefour ce mois-ci ? ». Martia retrouve la ligne dans tes opérations et te répond en français, à partir de tes vraies transactions.
Prélèvement SDD : c'est quoi exactement ?
Un prélèvement SDD est un prélèvement SEPA : SDD signifie SEPA Direct Debit, le nom anglais du prélèvement européen. Il a démarré en France le 1er novembre 2010 (Crédit Agricole, IEDOM) et a remplacé les prélèvements nationaux depuis 2014 (Banque de France). Quand une facture, un échéancier ou un mandat parle de « prélèvement SDD », c'est donc le même prélèvement que la ligne PRLV SEPA de ton relevé. Le sigle se lit d'ailleurs plutôt sur ces documents, ou dans certains détails d'opération et exports, que sur la ligne elle-même.
Prélèvement SEPA, c'est quoi ?
La Banque de France définit le prélèvement comme une opération « à la main du payé » : c'est le créancier qui déclenche le débit, à partir d'un mandat que tu as signé. Le virement, à l'inverse, est « à la main du payeur » : c'est toi qui l'envoies (Banque de France, Virement SEPA). Le prélèvement sert aux factures et aux abonnements qui reviennent, à montant fixe ou variable : énergie, téléphone, assurance, crédit.
Trois règles le rendent prévisible.
- Le préavis. Le créancier doit t'informer au moins 14 jours avant la date prévue du débit, sauf accord sur un délai différent, de la date et du montant, par un échéancier ou un avis de prélèvement (service-public.fr, vérifié le 9 septembre 2026).
- Les données. Pour chaque prélèvement, ta banque doit te fournir ou te mettre à disposition la RUM, l'identifiant et le nom du créancier, le montant, le libellé et le code d'identification du schéma de paiement (règlement UE n° 260/2012, article 5 et annexe).
- La caducité. Un mandat qui n'a donné lieu à aucun prélèvement pendant 36 mois devient caduc (Banque de France).
Fournir ou mettre à disposition
Le règlement européen dit « fournir ou mettre à la disposition du payeur ». En pratique, l'ICS et la RUM ne tiennent pas toujours sur la ligne du relevé : ta banque les place souvent dans le détail de l'opération. Une ligne PRLV qui semble anonyme peut donc être plus parlante une fois ce détail ouvert.
Prélèvement SDD Core ou B2B : quelle différence pour toi ?
Le SDD Core est le prélèvement classique, destiné aux particuliers ; le SDD B2B est réservé aux transactions entre entreprises, avec un contrôle du mandat avant chaque débit et aucun remboursement une fois le montant débité. C'est ainsi que la Fédération bancaire française les distingue (Les clés de la banque, janvier 2026). Crédit Agricole précise que le Core sert aussi entre professionnels, et mesfluxdepaiement.fr que le B2B est réservé aux « non-consommateurs ».
| Critère | SDD Core | SDD B2B |
|---|---|---|
| Pour qui | Particuliers et relations entre entreprises et particuliers ; utilisable aussi entre professionnels | Uniquement entre professionnels (« non-consommateurs ») |
| Contrôle du mandat | Surtout a posteriori | Ta banque vérifie l'autorisation avant chaque prélèvement et enregistre pour cela les caractéristiques du mandat (ICS, RUM, compte) |
| Prélèvement autorisé que tu contestes | Remboursement possible jusqu'à 8 semaines après le débit | Pas de remboursement une fois débité ; refus possible seulement avant la date d'exécution |
| Opération non autorisée | Remboursement possible jusqu'à 13 mois | Contestation possible |
Sources : Fédération bancaire française, Crédit Agricole, offre de prélèvement SEPA (SDD), mesfluxdepaiement.fr.
Pour un particulier, les protections du Core sont verrouillées : le Code monétaire et financier ne permet d'écarter par contrat les règles de remboursement que si le client n'est pas une personne physique agissant pour des besoins non professionnels (article L133-2). C'est pour cette raison que le B2B, sans droit au remboursement, est réservé aux non-consommateurs (notre lecture). Les démarches pour bloquer ou se faire rembourser sont détaillées dans faire opposition à un prélèvement.
Quand un particulier croise un prélèvement B2B
Des comptes personnels reçoivent pourtant des prélèvements B2B. La DGFiP prélève en SEPA interentreprises les impôts que les professionnels déclarent eux-mêmes, comme la TVA ou l'impôt sur les sociétés (DGFiP, fiche Le protocole SEPA), et son mandat B2B prévient : « Vous n'êtes pas en droit de demander à votre banque le remboursement d'un prélèvement SEPA interentreprises une fois que le montant est débité de votre compte » (DGFiP, mandat SEPA interentreprises). BoursoBank explique de son côté comment un loueur en meublé non professionnel (LMNP) domicilie ce prélèvement de la DGFiP sur un compte personnel, en envoyant le mandat B2B signé (aide BoursoBank).
Retiens surtout qu'un mandat B2B se remet à ta banque avant le premier paiement depuis un nouveau compte, faute de quoi la DGFiP évoque un retard de traitement ou un rejet du paiement, avec des pénalités à la clé. Le détail des prélèvements fiscaux est dans notre guide sur le prélèvement SGC ou DGFiP.
ICS et RUM : comment identifier le créancier d'un prélèvement SDD ?
L'ICS (identifiant créancier SEPA) dit qui te prélève ; la RUM (référence unique de mandat) dit au titre de quelle autorisation. Les deux accompagnent chaque prélèvement SEPA, et ta banque doit te les fournir ou te les mettre à disposition.
L'ICS, l'identité du créancier
Selon la Banque de France, l'ICS est « un numéro de référence unique qui identifie chaque émetteur de prélèvement ». Son format va de 11 à 35 caractères selon les pays ; en France, il compte 13 caractères alphanumériques, dont les deux premiers donnent le code pays, FR. Un ICS français a donc cette allure : FR12ZZZ123456 (exemple fictif).
Le créancier le demande à sa banque, « seule compétente pour attribuer cet identifiant », et le conserve même s'il change de banque ou travaille avec plusieurs. La Banque de France tient le référentiel des ICS attribués en France, à Monaco et dans les territoires d'outre-mer : 743 637 identifiants au 18 février 2025. Ta banque, celle du débiteur, doit vérifier que l'ICS d'un prélèvement est valide et qu'il n'existe ni opposition sur ce créancier ni révocation du mandat (Banque de France, référentiel des ICS).
En pratique, un ICS désigne un seul créancier, quelle que soit sa banque. C'est donc une clé fiable pour retrouver qui te prélève (notre lecture), et BoursoBank conseille justement une recherche en ligne « en utilisant l'Identifiant Créancier SEPA (ICS) et le nom du créancier indiqué » (aide BoursoBank).
Mythe et réalité
Mythe : l'ICS est délivré par la Banque de France, ou sert aux échanges avec l'administration fiscale.
Réalité : il est attribué au créancier par sa propre banque, et recensé dans un référentiel tenu par la Banque de France. service-public.fr le dit aussi : l'ICS « est délivré au créancier par sa banque ». Les deux erreurs circulent pourtant en ligne, y compris sur des pages bancaires.
La RUM, la référence de ton mandat
La RUM est un identifiant alphanumérique de 35 caractères au plus, que le créancier génère pour chaque mandat (Fédération bancaire française) ; service-public.fr parle d'un numéro généré « pour chaque relation commerciale ». Note-la quand tu écris au créancier ou à ta banque : c'est elle qui désigne le mandat sans ambiguïté.
Une RUM qui commence par « ++ » peut signaler un mandat migré, c'est-à-dire une ancienne autorisation de prélèvement d'avant le SEPA, reprise par le créancier. Le CFONB précise que ce préfixe a été créé pour les créanciers, qui le posent librement, et que la banque du débiteur n'a pas de moyen d'en être certaine (CFONB, FAQ SDD, 2015).
Où trouver l'ICS et la RUM
Pas forcément sur la ligne du relevé : souvent dans le détail de l'opération, et sur le mandat que tu as signé, qui porte l'ICS et la RUM. Pour remonter jusqu'à un créancier que tu ne reconnais pas, la méthode complète est dans notre guide prélèvement inconnu ; pour bloquer, révoquer ou contester, dans faire opposition à un prélèvement.
Le relevé de compte en quatre chiffres
Sources : Légifrance, article L314-14, Légifrance, article L312-1-5, Banque de France, référentiel des ICS
Carte à débit différé : pourquoi une seule grosse ligne en fin de mois ?
Avec une carte à débit différé, tes paiements par carte ne sortent pas un par un : ils sont débités en une seule fois dans le mois, alors qu'une carte à débit immédiat débite le compte dans les 24 à 48 heures. La distinction est celle de la Banque de France (Mes questions d'argent, Carte bancaire). Sur ton relevé de compte, tu vois donc une seule ligne pour le total des achats par carte du mois, avec un intitulé qui varie selon les banques, par exemple FACTURE CARTE.
Le détail des achats se trouve ailleurs : sur le relevé de carte bancaire, un document distinct que BoursoBank, par exemple, propose à côté du relevé de compte (aide BoursoBank). Pour suivre ton budget, c'est lui qu'il faut lire, sinon la ligne unique de fin de mois mélange courses, essence et restaurants. Tant que le total n'est pas débité, ces achats ne sont pas encore sortis de ton compte : garde-les en tête.
Les lignes de ton appli bancaire qui ne sont pas (encore) sur le relevé
- La pré-autorisation. Une réservation d'hôtel, une caution de voiture de location ou un passage en station-service peuvent bloquer un montant sans le débiter. Selon BoursoBank, « il s'agit souvent d'une demande de pré-autorisation qui ne sera pas forcément débitée » ; si l'opération est annulée, l'autorisation disparaît automatiquement au bout de 6 jours ouvrés.
- L'opération à venir. BoursoBank affiche aussi les virements et prélèvements qui vont se présenter dans les 5 prochains jours ouvrés (aide BoursoBank). Ils ne figurent sur le relevé qu'une fois passés.
Frais, cotisation, agios : que peut te facturer ta banque ?
Les lignes de frais se repèrent à un pictogramme, un astérisque ou une couleur, et plusieurs d'entre elles sont plafonnées par le Code monétaire et financier. Le relevé sert justement à vérifier « qu'aucune erreur n'a été enregistrée : frais de banque trop élevés, prélèvement en double sur votre compte », rappelle la Banque de France.
| Frais | Plafond | Source |
|---|---|---|
| Commission d'intervention | 8 € par opération, 80 € par mois | CMF, R312-4-1 |
| Commission d'intervention, offre clientèle fragile ou compte avec services bancaires de base | 4 € par opération, 20 € par mois | CMF, R312-4-2 |
| Frais de rejet de prélèvement | Le montant du prélèvement rejeté, et 20 € au plus | CMF, D133-6 |
| Frais de rejet de chèque | 30 € (chèque de 50 € ou moins), 50 € (au-delà) | CMF, D131-25, selon la FBF |
| Ensemble des frais d'incidents, clients fragiles | 25 € par mois ; 20 € par mois et 200 € par an avec l'offre spécifique | Engagement des banques fin 2018, pas une loi (La finance pour tous, 2025) |
Sources : article R312-4-1, article D133-6, Fédération bancaire française, juin 2026, La finance pour tous, mise à jour du 20 juin 2025.
Deux exemples (notre calcul). Un prélèvement de 12 € rejeté ne peut pas te coûter plus de 12 € de frais de rejet ; un prélèvement de 90 € rejeté, pas plus de 20 €. Et si chaque commission d'intervention est facturée au maximum de 8 €, le plafond de 80 € est atteint à la dixième : à partir de la onzième intervention du mois, plus aucune commission ne peut s'ajouter (à partir de la sixième avec les plafonds de 4 € et 20 €).
Depuis le 1er février 2023, quand plusieurs demandes de paiement pour la même opération ont été rejetées, ta banque doit te rembourser les frais perçus au-delà de ceux du premier rejet (article L133-26 du Code monétaire et financier). Le guide du CFONB propose pour les frais d'un prélèvement impayé puis représenté un libellé abrégé, « Frais prlv imp repr », suivi du nom du créancier ; chaque banque reste libre de sa formulation.
Quand tombent les frais
Selon la Fédération bancaire française, la cotisation de ta carte est prélevée chaque année à la date anniversaire de la souscription, les frais de tenue de compte souvent chaque mois ou chaque trimestre, et les agios d'un découvert sont calculés chaque jour mais prélevés en fin de mois. Pour le découvert lui-même, ses règles et ce qu'il coûte, voir notre guide du découvert bancaire.
Chaque mois de janvier, compare enfin les frais de tes douze relevés avec le récapitulatif annuel. Chez BoursoBank, il se télécharge dans « Mes services », puis « Documents » et « Relevés de comptes » (aide BoursoBank).
Combien t'ont coûté tes frais bancaires cette année ?
Pose la question à Martia, en français. Elle range les lignes FRAIS, COTISATION CARTE, COMMISSION ou AGIOS dans les frais bancaires et te donne le total à partir de tes vraies opérations. De quoi comparer, en janvier, avec le récapitulatif annuel de ta banque.
Comment vérifier un relevé de compte ? Le contrôle des 4 lignes
Le contrôle des 4 lignes, c'est notre façon de relire un relevé sans tout éplucher : le report du solde, le total des frais, l'encadré des incidents et les prélèvements. Ce n'est pas une liste officielle, mais la synthèse de ce que la Banque de France conseille de surveiller et de ce que le Code monétaire et financier te permet de contester.
1. Le report du solde
L'ancien solde, en haut du relevé, doit être égal au nouveau solde du relevé précédent. Un écart mérite une question à ta banque.
2. Le total des frais
Compare-le avec celui du mois précédent. Si tu ne reconnais pas une ligne signalée comme frais, demande à ta banque à quel tarif elle correspond, plaquette tarifaire en main. Le tableau des plafonds ci-dessus te dit si un montant dépasse ce que le Code monétaire et financier autorise.
3. L'encadré des incidents
Il liste les irrégularités et incidents du mois précédent et les frais que ta banque compte prélever. Comme ces frais ne peuvent pas partir moins de 14 jours après l'arrêté du relevé, tu as le temps d'en parler avec ta banque avant le débit.
4. Les prélèvements
Passe-les en revue : un créancier que tu ne reconnais pas, un même montant débité deux fois, une mention +REPRESENTATION+. Pour un prélèvement autorisé que tu contestes, tu as 8 semaines pour demander le remboursement ; pour une opération que tu n'as jamais autorisée, 13 mois au plus (Fédération bancaire française). Les démarches sont dans faire opposition à un prélèvement.
Une erreur ? Pas toujours la faute de la banque
Si l'erreur vient d'un commerçant ou d'un fournisseur, un montant facturé deux fois par exemple, la Banque de France est nette : « c'est lui qu'il faut contacter, et non la banque », ticket de caisse et relevé à l'appui. Et n'attends pas la fin du mois : « beaucoup de relevés sont en ligne, donc n'attendez pas la fin du mois pour les consulter », conseille-t-elle, pour suivre ton budget de plus près et agir plus vite en cas de fraude (Mes questions d'argent).
Comment télécharger ses relevés de compte en PDF ou en CSV ?
Ton relevé officiel se télécharge en PDF depuis ton espace client ; l'historique des opérations s'exporte parfois en CSV, pour un tableur ou un logiciel de gestion. Les chemins changent d'une banque à l'autre. Voici ce qu'en disent leurs pages d'aide.
| Banque | Relevés | Export des opérations |
|---|---|---|
| BoursoBank | « Mes services », « Documents », « Relevés de Comptes », en PDF ; disponibles au début du mois suivant, au plus tard le 7e jour ouvré, et seulement si le compte a bougé dans le mois | Depuis le compte : période, « Rechercher », puis « Exporter en Format CSV » ; QIF et OFX depuis les mouvements |
| Banque Populaire, Caisse d'Epargne | Depuis l'espace client web | « Gérer », puis « Télécharger les opérations » : Excel (.csv), PDF, Quicken (.qif) ou Money (.ofx), avec le séparateur « ; » |
| La Banque Postale | e-Relevés dans « Documents & suivi », « Relevés et documents » | Historique : les 16 dernières opérations par défaut, « Voir sur 30 jours », ou « Télécharger le détail » sur 6 mois (format non précisé) |
| Crédit Agricole | e-Documents : relevé mensuel, par quinzaine, hebdomadaire ou journalier ; un rythme non mensuel peut être facturé par ta Caisse régionale | Non précisé dans les pages d'aide consultées |
Sources : BoursoBank (relevés, export), Banque Populaire, Caisse d'Epargne, La Banque Postale, Crédit Agricole.
Bon à savoir chez BoursoBank : il n'est pas possible d'éditer un relevé en milieu de mois ou sur une autre période qu'un mois civil. Pour une période sur mesure, passe par l'export CSV des mouvements.
Ces fichiers servent à tes archives. Combien de temps les garder dépend de l'usage : la réponse, durée par durée, est dans combien de temps garder ses relevés bancaires. Et si tu cherches à comprendre où part ton argent plutôt qu'à archiver, un tableur rempli à la main n'est pas la seule voie : voir suivi des dépenses : où passe ton argent ?
Lire ton relevé en posant des questions à Martia
Martia fait le décodage à ta place : tu lui poses ta question en français, et elle répond à partir de tes vraies opérations. Elle ne part pas d'un PDF ni d'un fichier CSV : elle lit tes opérations par une connexion bancaire en lecture seule, via Enable Banking, qui couvre plus de 2 500 banques en Europe et au Royaume-Uni, dont BoursoBank, La Banque Postale, LCL, Société Générale, Crédit Mutuel, CIC, les Caisses régionales du Crédit Agricole, les Caisses d'Épargne et les Banques Populaires.
Martia connaît les conventions des relevés français, PRLV, VIR, CB, RETRAIT DAB ou FRAIS. Elle reconnaît Carrefour dans « CB CARREFOUR CITY… » et range la ligne dans les courses, et elle classe FRAIS, COTISATION CARTE ou AGIOS dans les frais bancaires. Tu peux par exemple lui demander :
- « C'est quoi ce prélèvement de 12,99 € ? »
- « Quels prélèvements reviennent chaque mois, et pour combien ? »
- « Combien j'ai payé de frais bancaires depuis janvier ? »
- « Combien j'ai dépensé en courses le mois dernier ? »
Ses limites, maintenant. Martia n'a pas de champ dédié à l'ICS ou à la RUM : ils restent dans le détail de l'opération, chez ta banque. Elle ne bloque, ne conteste ni ne résilie aucun prélèvement : ces démarches se font auprès de ta banque ou du créancier. Elle n'importe pas tes relevés PDF ou CSV et n'exporte rien.
Ton consentement bancaire dure au plus 180 jours, parfois moins selon la banque ; il faut ensuite reconnecter le compte. Martia fonctionne dans le navigateur, les applis iOS et Android ne sont pas encore dans les stores, et l'abonnement coûte 9 €/mois ou 59 €/an. Pour comparer les autres façons de faire analyser ses dépenses, voir IA pour analyser ses dépenses bancaires.
Questions fréquentes
Prélèvement SDD, c'est quoi ?
Un prélèvement SDD est un prélèvement SEPA. SDD est le sigle de SEPA Direct Debit, le nom anglais du prélèvement européen, qui a démarré en France le 1er novembre 2010 et a remplacé les anciens prélèvements nationaux depuis 2014 (Banque de France). C'est le créancier qui déclenche le débit, grâce au mandat que tu as signé. Il existe deux schémas : le SDD Core, le prélèvement classique destiné aux particuliers, et le SDD B2B, réservé aux transactions entre entreprises (Fédération bancaire française). Sur un relevé de particulier, la ligne commence en général par PRLV ou PRLV SEPA ; le sigle SDD se lit plutôt sur les mandats, les documents du créancier et certains détails d'opération ou exports.
Prélèvement SEPA, c'est quoi ?
Le prélèvement SEPA est un paiement « à la main du payé » : c'est le créancier, ton fournisseur d'énergie ou ton assureur par exemple, qui demande à sa banque de débiter ton compte, sur la base d'un mandat que tu as signé (Banque de France). Il sert aux factures et aux abonnements qui reviennent, que leur montant soit fixe ou variable. Le créancier doit te prévenir au moins 14 jours avant la date prévue du débit, sauf accord sur un autre délai, en t'indiquant la date et le montant par un échéancier ou un avis de prélèvement (service-public.fr). Chaque prélèvement porte l'identifiant du créancier (ICS) et la référence du mandat (RUM). Sur ton relevé, il apparaît en général sous PRLV, PRLV SEPA ou PRELEVEMENT.
C'est quoi un prélèvement SEPA Core ?
Le prélèvement SEPA Core, ou SDD Core, est le prélèvement classique : selon la Fédération bancaire française, il est destiné aux particuliers et aux relations entre entreprises et particuliers, et Crédit Agricole précise qu'il sert aussi entre professionnels. Le contrôle du mandat s'y fait surtout a posteriori. En contrepartie, tu peux demander le remboursement d'un prélèvement Core jusqu'à 8 semaines après le débit, ou jusqu'à 13 mois si l'autorisation n'était pas valable. Pour un particulier, ces règles de remboursement ne peuvent pas être écartées par contrat : l'article L133-2 du Code monétaire et financier l'interdit quand le client est une personne physique agissant pour des besoins non professionnels. Tes factures du quotidien passent donc par ce schéma.
Prélèvement B2B, c'est quoi ?
Le prélèvement B2B (Business to Business), ou prélèvement SEPA interentreprises, est réservé aux transactions entre professionnels, des « non-consommateurs ». Deux différences avec le Core : la banque du débiteur vérifie l'autorisation avant chaque prélèvement B2B, et un prélèvement autorisé ne peut plus être remboursé une fois débité ; tu peux seulement le refuser avant la date d'exécution (Fédération bancaire française). Seules les opérations non autorisées restent contestables (Crédit Agricole). Un particulier peut en croiser un côté impôts : la DGFiP prélève en B2B les impôts que les professionnels déclarent eux-mêmes, comme la TVA ou l'impôt sur les sociétés, et BoursoBank explique comment un loueur en meublé non professionnel domicilie ce prélèvement sur un compte personnel. Le mandat B2B doit être remis à la banque avant le premier débit.
Qu'est-ce qu'un identifiant créancier SEPA (ICS) ?
L'identifiant créancier SEPA, ou ICS, est un numéro de référence unique qui identifie chaque émetteur de prélèvement (Banque de France). En France, il compte 13 caractères alphanumériques et commence par FR, le code pays ; selon les pays, son format va de 11 à 35 caractères. Il est attribué au créancier par sa propre banque, seule compétente pour le faire, et le créancier le garde même s'il change de banque. La Banque de France tient le référentiel des ICS attribués en France, à Monaco et dans les territoires d'outre-mer : 743 637 identifiants au 18 février 2025. Comme un ICS désigne un seul créancier, c'est une clé fiable pour retrouver qui te prélève (notre lecture) : BoursoBank conseille de le chercher en ligne avec le nom du créancier.
C'est quoi un mandat de prélèvement SEPA et la RUM ?
Le mandat de prélèvement SEPA est l'autorisation que tu signes pour qu'un créancier débite ton compte. Il porte notamment le nom et l'identifiant du créancier (ICS) et la référence unique de mandat, la RUM. La RUM est un identifiant alphanumérique de 35 caractères au plus, généré par le créancier pour chaque mandat (Fédération bancaire française) ; service-public.fr parle d'un numéro créé pour chaque relation commerciale. Elle te sert à désigner le mandat sans ambiguïté quand tu contactes le créancier ou ta banque. Une RUM qui commence par « ++ » peut signaler un ancien mandat d'avant le SEPA, repris par le créancier, sans que ce soit certain (CFONB). Enfin, un mandat qui n'a donné lieu à aucun prélèvement pendant 36 mois devient caduc (Banque de France).
Que veulent dire PRLV, VIR et CB sur un relevé de compte ?
PRLV, PRLV SEPA ou PRELEVEMENT désigne un prélèvement SEPA, déclenché par un créancier grâce à ton mandat. VIR désigne un virement : VIR RECU pour un virement reçu, VIR EMIS pour un virement envoyé, VIR INST ou VIR INSTANTANE pour un virement instantané ; ton salaire arrive souvent en VIR SALAIRE ou sous le nom de ton employeur. CB, PAIEMENT CB ou CARTE désigne un paiement par carte, en général suivi du nom du commerçant, souvent tronqué, de la ville et de la date. Les autres sigles courants sont RETRAIT DAB pour un retrait au distributeur, CHQ pour un chèque, FRAIS ou COTISATION pour des frais bancaires ou la cotisation annuelle de la carte. Les intitulés exacts varient d'une banque à l'autre.
Quelle différence entre date d'opération et date de valeur ?
La date de valeur est la date retenue pour calculer les intérêts débiteurs (Banque de France) : c'est elle qui détermine, par exemple, la durée d'un découvert (service-public.fr). La date d'opération se définit différemment selon les banques : le jour où tu as fait l'opération pour Crédit Mutuel, le jour où ta banque l'enregistre pour service-public.fr, à propos des prélèvements. La loi encadre la date de valeur : pour un débit, elle ne peut pas être antérieure au jour où l'argent quitte ton compte ; pour un crédit, elle ne peut pas être postérieure au jour ouvrable où l'argent arrive chez ta banque (article L133-14 du Code monétaire et financier). Pour un chèque en euros, l'écart avec la date de comptabilisation est d'un jour ouvré au plus.
Comment vérifier un relevé de compte ?
Regarde quatre lignes. Un : le report du solde, qui doit être égal au nouveau solde du relevé précédent. Deux : le total des frais du mois, que les banques de la Fédération bancaire française se sont engagées à afficher ; chaque frais est signalé par un pictogramme, un astérisque ou une couleur. Trois : l'encadré des incidents, qui annonce les frais d'irrégularités que ta banque compte prélever au moins 14 jours après l'arrêté du relevé (article L312-1-5 du Code monétaire et financier). Quatre : les prélèvements, pour repérer un créancier inconnu ou un débit en double. Pour un prélèvement autorisé que tu contestes, tu as 8 semaines pour demander le remboursement ; pour une opération jamais autorisée, 13 mois au plus. Martia peut faire la recherche à ta place si tu lui demandes en français quels prélèvements reviennent chaque mois.
Est-il dangereux de donner un relevé de compte ?
Ce n'est pas dangereux en soi, mais un relevé ne se donne pas à n'importe qui. Il révèle tes revenus, le nom de ton employeur, des indices sur ton patrimoine et tes habitudes de consommation, rappelle la Fédération bancaire française, qui conseille de vérifier l'interlocuteur et la légitimité de la demande. Peuvent te le demander : une banque pour ouvrir un compte, un établissement de crédit pour un prêt (souvent les trois derniers mois, selon la Banque de France), une autorité de contrôle, la Caf ou la MSA. Un propriétaire ou une agence immobilière n'en a pas le droit : le relevé ne figure pas dans la liste des justificatifs autorisés, et le bailleur qui réclame un justificatif interdit encourt une amende pouvant aller jusqu'à 3 000 €, ou 15 000 € pour une personne morale (service-public.fr).
Comment exporter mes opérations BoursoBank en CSV ?
Dans ton espace BoursoBank, clique sur le compte concerné, choisis la période, puis « Rechercher » : sous les résultats se trouve la commande « Exporter en Format CSV ». Les formats QIF et OFX, destinés aux logiciels de gestion financière, sont disponibles depuis les mouvements du compte. Pour les relevés officiels en PDF, passe par « Mes services », puis « Documents » et « Relevés de Comptes ». BoursoBank ne produit un relevé mensuel que si au moins un mouvement a été enregistré dans le mois, et le met à disposition au plus tard le 7e jour ouvré du mois suivant ; impossible d'éditer un relevé en milieu de mois. Pour une période sur mesure, l'export CSV est donc la bonne voie. Martia ne lit pas ce fichier : elle passe par la connexion bancaire en lecture seule.
Quel est le coût d'un virement SEPA ?
Le tarif d'un virement SEPA classique dépend de ta banque et figure dans sa plaquette tarifaire. Le règlement européen 2024/886 pose en revanche deux règles. Un virement instantané ne peut pas être facturé plus cher qu'un virement classique du même type, une obligation en vigueur pour les banques de la zone euro depuis le 9 janvier 2025. Et le service de vérification du bénéficiaire, qui contrôle que le nom correspond à l'IBAN saisi, est gratuit ; selon la Banque de France, les banques effectuent ce contrôle depuis le 9 octobre 2025. Côté délais, un virement SEPA classique est exécuté en un jour ouvrable au plus, et un virement instantané doit être mis à la disposition du bénéficiaire dans les dix secondes qui suivent la réception de l'ordre.
Sources
- Code monétaire et financier (Légifrance) : L314-14 (relevé mensuel gratuit), L314-7 (récapitulatif annuel des frais), L312-1-5 (frais d'incident annoncés), L133-14 et L131-1-1 (dates de valeur), R312-4-1 et R312-4-2 (commissions d'intervention), D133-6 (frais de rejet), L133-26 (rejets répétés), L133-2 (dérogations).
- Arrêté du 29 juillet 2009 relatif aux obligations d'information des utilisateurs de services de paiement, article 7. legifrance.gouv.fr
- Autorité de contrôle prudentiel (2013). Décision n° 2013-C-34 du 24 juin 2013 : total mensuel des frais bancaires et montant de l'autorisation de découvert sur le relevé de compte. PDF
- Banque de France, Mes questions d'argent : Comprendre mes relevés bancaires, Pourquoi et comment lire son relevé de compte ? (juillet 2023), Carte bancaire. relevés, vidéo, carte
- Banque de France : Référentiel des identifiants créanciers SEPA (ICS), Le prélèvement SEPA, Virement SEPA. ICS, prélèvement, virement
- service-public.gouv.fr : Prélèvement bancaire (vérifié le 9 septembre 2026) et Location : quels documents le propriétaire peut-il demander ? (vérifié le 10 avril 2025). F20752, F1169
- Fédération bancaire française, Les clés de la banque : Le relevé de compte (avril 2024), Prélèvement SEPA (janvier 2026), Frais bancaires et tarifs (juin 2026). relevé, prélèvement SEPA, frais
- La finance pour tous (2025). Plafonnement des frais bancaires pour incidents de paiement, mise à jour du 20 juin 2025. lafinancepourtous.com
- Crédit Agricole, L'offre de prélèvement européen SEPA (SDD), et IEDOM, Migration SEPA dans les DOM. Crédit Agricole (PDF), IEDOM (PDF). mesfluxdepaiement.fr, Prélèvement SEPA B2B. mesfluxdepaiement.fr
- CFONB : guide d'identification des représentations d'impayés de prélèvement SEPA, V1 (décembre 2022), et FAQ Prélèvement SEPA SDD (janvier 2015). guide (PDF), FAQ (PDF)
- Règlement (UE) n° 260/2012 (version consolidée du 8 avril 2024), article 5 et annexe, et règlement (UE) 2024/886 sur les virements instantanés. 260/2012, 2024/886
- DGFiP : Le protocole SEPA (2026) et Mandat de prélèvement SEPA interentreprises (2024). fiche (PDF), mandat (PDF)
- Pages d'aide des banques : BoursoBank (export, relevés, récapitulatif annuel, opérations à venir, week-end, créancier SEPA, paiement par carte, LMNP), La Banque Postale (historique), Crédit Agricole (e-Documents), Crédit Mutuel (guide du relevé, avril 2025), Banque Populaire (export), Caisse d'Epargne (export).