Connecter son compte bancaire à une application, ça ressemble à une prise de risque : tu vas confier tes identifiants à un inconnu, non ? En réalité, c'est ta banque qui t'authentifie, jamais l'application — et le parcours tient en trois écrans, encadrés par le droit européen.
L'essentiel
- La méthode des 3 écrans — tu choisis ta banque, tu t'authentifies sur sa page officielle, tu confirmes l'accès en lecture
- L'application ne voit jamais ton mot de passe : tu te connectes chez ta banque, pas dans l'application
- Accès en lecture seule, statut AISP de la DSP2, supervision de l'ACPR en France — aucune application de budget ne peut faire un virement
- Rien à recopier : ni RIB, ni IBAN, ni relevé. Et tu révoques l'accès en un clic, quand tu veux
- Martia se connecte aux banques françaises et européennes via Enable Banking, et te répond en français
Que se passe-t-il à l'écran quand tu connectes ton compte ?
Connecter son compte bancaire à une application via l'open banking, c'est autoriser cette application à lire tes opérations — jamais à les déclencher. Le parcours est réglementé par l'Union européenne et tient en trois écrans. On l'appelle la méthode des 3 écrans de Martia : c'est exactement ce que tu vois entre le moment où tu touches « Connecter un compte » et celui où tes opérations apparaissent toutes seules.
La méthode des 3 écrans — c'est quoi ?
Un modèle simplifié du parcours de connexion d'un compte bancaire à une application via l'open banking (DSP2). Chaque étape est un écran : choix de la banque, authentification chez la banque, confirmation de l'accès en lecture. Tu ne donnes jamais ton mot de passe bancaire à l'application — c'est toujours ta banque qui t'authentifie.
Écran 1 : tu choisis ta banque
Après avoir touché « Connecter un compte », tu vois une liste de banques — BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, La Banque Postale, Crédit Mutuel, BoursoBank et beaucoup d'autres. Tu touches le logo de la tienne. Rien d'autre. Aucun formulaire, aucun numéro de compte à saisir à la main.
Écran 2 : tu t'authentifies chez ta banque
L'application te renvoie vers la page de connexion officielle de ta banque — la même que celle où tu consultes ton compte courant d'habitude. Tu saisis ton identifiant et ton code secret chez ta banque, pas dans l'application. L'application ne voit jamais ces données. C'est la différence qui compte : ton code reste chez ta banque.
Écran 3 : tu confirmes l'accès en lecture
Ta banque te demande si tu autorises le partage de l'historique de tes opérations. Tu confirmes avec ta méthode habituelle : notification à valider dans l'application de ta banque, ou code reçu par SMS. C'est fini. À partir de là, les opérations arrivent toutes seules. Tu ne saisis rien, tu n'exportes aucun fichier. Si tu veux comprendre le mécanisme derrière tout ça, notre guide sur l'open banking et son fonctionnement entre dans le détail.
Et c'est tout. Trois écrans. Zéro formulaire, zéro document, zéro numéro de compte recopié. Si tu utilises déjà l'application de ta banque sur ton téléphone, tu sais déjà faire.
Connecter son compte, en chiffres
Sources : Stripe, Payment Methods in France (2024-2025), Banque de France, Le prélèvement SEPA, Konsentus, Q3 TPP Open Banking Tracker (2025)
Connecter son compte bancaire à une application, est-ce légal et sûr ?
Oui — connecter son compte bancaire à une application est légal et encadré par la DSP2, la directive européenne sur les services de paiement, supervisée en France par l'ACPR, adossée à la Banque de France. L'application ne voit jamais ton mot de passe, ne peut pas faire de virement et ne conserve pas tes identifiants : elle lit l'historique de tes opérations et tes soldes, rien d'autre.
La méfiance se comprend. Brancher son compte bancaire sur quoi que ce soit, ça n'a rien d'anodin. Et c'est sain de le prendre au sérieux. Mais l'essentiel de la crainte vient de malentendus. Voici les questions qui reviennent le plus souvent.
L'application connaît-elle mes identifiants bancaires ?
Non. Tu t'authentifies directement sur la page de ta banque. L'application reçoit de la banque un jeton d'accès — une clé qui n'ouvre qu'une porte, la lecture des opérations, et qui doit être renouvelée régulièrement. Ton code secret ne quitte jamais la page de ta banque.
Quelqu'un peut-il faire un virement depuis mon compte ?
Non. Martia passe par un prestataire agréé AISP — prestataire de services d'information sur les comptes, une catégorie officielle de la DSP2 qui autorise uniquement la lecture. Aucune application qui n'a que ce statut ne peut initier un paiement, un virement ou un prélèvement sur ton compte.
Et si je change d'avis ?
Révoquer l'accès prend un clic — dans les réglages de l'application ou directement chez ta banque. Dès que tu révoques, l'application perd immédiatement l'accès à tes données. Tu peux aussi supprimer l'historique déjà importé.
Qui contrôle tout ça ?
En France, l'ACPR, adossée à la Banque de France. Au niveau européen, l'Autorité bancaire européenne (ABE). Le traitement de tes données relève du RGPD. Martia passe par Enable Banking, prestataire agréé et supervisé par l'autorité financière finlandaise (FIN-FSA). Selon Konsentus (2025), fin septembre 2025, 537 prestataires tiers autorisés opéraient en open banking dans l'Espace économique européen et au Royaume-Uni.
5 craintes vs 5 faits
Crainte : « L'application va connaître mon code. » → Fait : tu t'authentifies chez ta banque, jamais dans l'application.
Crainte : « On peut me prendre de l'argent. » → Fait : statut AISP = lecture seule, aucun virement possible.
Crainte : « Je ne pourrai pas revenir en arrière. » → Fait : tu révoques l'accès en un clic, quand tu veux.
Crainte : « Personne ne contrôle ce marché. » → Fait : l'ACPR en France, l'ABE au niveau européen, le RGPD pour les données.
Crainte : « C'est moins sûr que de donner sa carte bancaire. » → Fait : l'open banking ne partage aucune donnée de paiement.
Trois écrans, aucun mot de passe confié à l'application
Martia passe par Enable Banking, prestataire agréé et supervisé par la FIN-FSA. Accès en lecture seule. Tu coupes l'accès quand tu veux, en un clic.
Quelles banques françaises peux-tu connecter à une application ?
Toutes les banques françaises ouvrent un accès open banking, parce que la DSP2 les y oblige. Ce qui change d'une banque à l'autre, c'est la façon dont tu valides l'autorisation au troisième écran — et rien d'autre.
BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale
Tu choisis ta banque dans la liste, tu t'authentifies sur sa page officielle, puis tu valides l'accès avec la méthode d'authentification forte que ta banque t'impose déjà pour un paiement en ligne : le plus souvent une notification à confirmer dans son application mobile.
La Banque Postale, Crédit Mutuel, BoursoBank
Le parcours est le même, y compris pour les banques en ligne. La seule vraie différence tient à l'endroit où arrive la confirmation : SMS ou notification dans l'application de la banque. Si tu as plusieurs comptes courants dans plusieurs banques, tu répètes les trois écrans pour chacun — c'est le seul moyen de voir le total au même endroit.
L'application de ta banque ne montre que ta banque
C'est la limite que personne n'annonce : l'application de ta banque affiche uniquement les comptes ouverts chez elle. Deux banques, un livret ailleurs, une carte chez un troisième établissement, et le total n'existe nulle part. Nous comparons les applications capables de réunir plusieurs banques au même endroit dans notre guide sur la meilleure application de budget familial.
Ta banque n'apparaît pas dans la liste ? C'est rare, mais ça arrive pour de petits établissements. Deux options : y revenir plus tard, car la liste s'étoffe régulièrement, ou importer en attendant un fichier d'opérations exporté depuis ton espace client.
Open banking, fichier CSV ou saisie manuelle : que choisir ?
La méthode d'import, c'est la façon dont les données de ta banque arrivent dans l'application : automatiquement par open banking, par fichier exporté, ou en tapant chaque ligne à la main. Ce choix décide du temps que tu passeras chaque mois — et surtout de combien de temps tu vas tenir.
| Critère | Open banking | Fichier exporté | Saisie manuelle |
|---|---|---|---|
| Automatisation | Totale | Partielle | Aucune |
| Mise en place | Trois écrans, une seule fois | Un export à refaire chaque mois | Aucune |
| Effort mensuel | Nul | 10 à 15 minutes | Quelques heures |
| Catégorisation | Automatique | À vérifier après chaque import | Manuelle |
| Recommandé pour | Tout compte courant dans une banque de l'UE | Les établissements absents de la liste | Les très déterminés |
Soyons honnêtes : la saisie manuelle fonctionne. Elle demande simplement une discipline que presque personne ne tient au-delà d'un mois. L'open banking supprime cette barrière : une connexion, puis les données arrivent seules. Si tu hésites encore entre une application et un tableur, notre guide sur comment gérer son budget familial compare les deux approches en détail.
Idée reçue vs réalité
Idée reçue : « Un tableur me donne le contrôle total sur mes finances. »
Réalité : un tableur te donne le contrôle sur le format, pas sur la saisie. Tant que la ligne n'est pas recopiée, elle n'existe pas — et c'est là que la plupart des budgets s'arrêtent. Pas par manque de volonté : parce que recopier chaque opération est un travail quotidien, et qu'un travail quotidien sans récompense immédiate finit toujours par sauter.
VIR, PRLV, CB : ce que tu vas voir dans tes opérations
Sur un relevé français, trois abréviations reviennent en boucle : VIR pour un virement, PRLV pour un prélèvement, CB pour un paiement par carte. Une fois le compte connecté, l'application récupère ces libellés bruts et les nettoie — mais savoir les lire aide à comprendre ce que tu regardes. Voici les conventions telles que la Banque de France les décrit.
- 1.VIR — un virement SEPA
« VIR SEPA », « VIR RECU », « VIR EMIS », et « VIR INST » pour un virement instantané. Ton salaire arrive souvent en « VIR SALAIRE » ou sous le nom de ton employeur ; un remboursement entre proches apparaît tel quel, par exemple « VIR RECU JEAN DUPONT ».
- 2.PRLV — un prélèvement SEPA
« PRLV » ou « PRELEVEMENT » porte le nom du créancier, son ICS (identifiant créancier SEPA) et le RUM (référence unique de mandat). C'est la signature d'un abonnement ou d'une facture récurrente : énergie, téléphonie, assurance, salle de sport. C'est aussi la ligne qu'on oublie de résilier — le sujet de notre article sur les abonnements qui coûtent trop cher.
- 3.CB — un paiement par carte
« CB », « PAIEMENT CB » ou « FACTURE CARTE », suivis du nom du commerçant, de la ville et de la date, parfois des quatre derniers chiffres de la carte. Le nom est tronqué, en majuscules, encombré de codes et de mentions SARL ou SAS : c'est ce bruit que la catégorisation automatique doit nettoyer avant de te montrer quoi que ce soit.
S'y ajoutent « RETRAIT DAB » pour un retrait d'espèces, « CHEQUE » ou « CHQ », et « FRAIS » ou « COTISATION » pour les frais bancaires et la cotisation annuelle de la carte. La carte reste le moyen de paiement dominant en France — environ 48 % des paiements en point de vente en 2024, selon les guides de marché Stripe — pendant que le virement SEPA représente environ 22 % des paiements hors espèces (Banque de France). Côté portefeuilles, Paylib a été fermé et remplacé par Wero, lancé en France en octobre 2024 : si tu vois encore « PAYLIB » dans un vieux relevé, c'est de l'histoire ancienne.
Comment révoquer l'accès d'une application à ton compte
Révoquer l'accès d'une application à ton compte est aussi rapide que de l'accorder : un clic, sans justification et sans délai d'attente. Il y a deux endroits pour le faire.
Dans les réglages de l'application
Dans Martia, tu ouvres « Comptes connectés » et tu touches « Révoquer l'accès » en face de la banque concernée. L'accès tombe immédiatement : aucune nouvelle opération n'est récupérée. Tu peux aussi supprimer l'historique déjà importé.
Directement dans l'espace client de ta banque
La DSP2 te donne le droit de retirer ton consentement à tout moment, directement auprès de ta banque. En pratique, les banques françaises regroupent ces autorisations dans une rubrique nommée « Sécurité », « Consentements » ou « Prestataires autorisés » de l'espace client. Couper l'accès depuis cet écran produit exactement le même effet immédiat.
Et même si tu ne fais rien, l'autorisation ne dure pas indéfiniment : ta banque te redemande périodiquement de la confirmer par une nouvelle authentification forte. C'est précisément pensé pour que tu ne perdes jamais de vue qui a accès à tes données.
Ça ne se connecte pas — que faire ?
Les blocages les plus fréquents sont une session bancaire expirée, une validation qui n'arrive pas dans l'application de la banque, ou une indisponibilité temporaire côté banque. Aucun de ces cas ne signifie une perte de données ni un risque pour ton compte.
- 1.La validation n'arrive pas dans l'application de ma banque
Vérifie que les notifications sont activées. La demande attend parfois dans une rubrique « Autorisations » ou « Demandes en attente ». Sinon, ferme et rouvre l'application de la banque, ou recommence la connexion depuis le début.
- 2.L'accès a expiré
C'est normal : la DSP2 impose une nouvelle authentification forte à intervalles réguliers. C'est une protection, pas une panne. Renouveler prend le même chemin que la première fois — tu choisis ta banque, tu t'authentifies, tu confirmes.
- 3.Il manque des opérations
La profondeur d'historique dépend de ta banque : certaines ne renvoient que les derniers mois. Les opérations en attente — une empreinte bancaire prise par un hôtel, par exemple — peuvent apparaître avec du retard. Cela dépend de la banque, pas de l'application.
- 4.Ma banque n'apparaît pas dans la liste
Rare, mais possible pour de petits établissements. En attendant, tu peux importer un fichier d'opérations exporté depuis ton espace client, puis revenir voir la liste plus tard.
Martia — l'IA à qui tu parles de ton argent
Tu poses la question en français — « combien j'ai dépensé en courses ce mois-ci ? » ou « où est-ce que je paie trop ? » — et tu obtiens la réponse à partir de tes vraies opérations. Sans tableur, sans saisie à la main.
Que se passe-t-il après ? La première semaine avec tes données
Les sept jours qui suivent la connexion sont ceux où l'application importe l'historique, classe les dépenses et construit ton portrait financier — sans effort de ta part.
Jour 1 : les opérations arrivent toutes seules
Quelques instants après la connexion, tu vois ton historique récent. Chaque ligne avec son montant, sa date et le nom du commerçant, débarrassée des codes et des majuscules du libellé d'origine. Tu ne saisis rien. C'est le moment où la plupart des gens disent : « attends, j'ai dépensé combien au restaurant ? »
Jours 2 et 3 : la catégorisation automatique fait le tri
Chaque opération est rattachée à une catégorie — courses alimentaires, transports, énergie et charges, abonnements, santé. Rien à configurer. Pour comprendre comment ce tri fonctionne, notre article sur la catégorisation automatique des dépenses (en anglais) détaille le mécanisme.
Semaine 1 : ton premier portrait complet
Au bout d'une semaine, tu as une image nette : ce qui entre, ce qui sort, pour quoi, et ce qui reste. Tu peux enfin te situer par rapport à des repères solides — en France, le logement et les charges pèsent 26,2 % de la consommation des ménages et l'alimentation 13,3 % (Eurostat, 2022), et le taux d'épargne des ménages atteignait 18,2 % en 2024 (INSEE, comptes nationaux). Si l'écart te surprend, notre guide où passe mon argent est la suite logique.
Et une fois que tu vois ce qui reste à la fin du mois, tu peux le mettre de côté au lieu de le laisser dormir sur le compte courant. Le Livret A est exonéré d'impôt et de prélèvements sociaux, à un taux fixé par la Banque de France — 1,5 % depuis février 2026. Notre guide sur comment constituer son épargne de précaution explique par quel montant commencer.
Adam, fondateur de Martia
Le mot du fondateur
Une question qui revient souvent : « et si je connecte mon compte et que je n'aime pas ce que je vois ? » Elle est légitime. Mais c'est exactement le point : ce n'est pas l'application qui décide que tu dépenses trop au restaurant ou que tu épargnes peu. Martia te montre les chiffres, sans jugement, et la décision reste la tienne. Voir la réalité, c'est la première étape ; ce que tu en fais ne regarde que toi.
Recommandation rapide
- Le plus rapide: L'open banking — trois écrans, une seule fois, puis les opérations arrivent seules
- Si ta banque n'est pas dans la liste: L'import de fichier — compatible avec n'importe quel établissement, mais à refaire chaque mois
- Avant de connecter ton compte: Vérifier le statut AISP — c'est la seule garantie que l'accès est bien limité à la lecture
- Après la connexion: Attendre un mois complet — certaines opérations en attente n'apparaissent que plus tard
Questions fréquentes
Est-il légal de connecter son compte bancaire à une application en France ?
Oui. Connecter son compte bancaire à une application est encadré par la DSP2, la directive européenne sur les services de paiement (directive (UE) 2015/2366), appliquée en France sous la supervision de l'ACPR, adossée à la Banque de France. La directive oblige les banques à ouvrir un accès sécurisé aux données de compte pour les prestataires de services d'information sur les comptes agréés, toujours après ton consentement explicite. Ce n'est ni une zone grise ni une astuce technique : c'est un droit attaché à ton compte dans une banque européenne. L'application ne voit jamais ton mot de passe et reçoit uniquement un accès en lecture à tes opérations, jamais l'autorisation de déplacer de l'argent.
Ma banque peut-elle refuser de connecter mon compte à une application externe ?
Non, pas si l'application est un prestataire agréé et que tu suis le parcours d'authentification forte de ta banque. La DSP2 impose à toutes les banques de l'Union européenne — BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, La Banque Postale, Crédit Mutuel ou BoursoBank comme les autres — d'ouvrir un canal d'accès aux prestataires tiers agréés. Ta banque peut exiger une validation renforcée : notification à confirmer dans son application mobile, code reçu par SMS, ou la méthode que tu utilises déjà pour valider un paiement en ligne. Elle ne peut pas bloquer l'accès au seul motif que l'application vient d'un tiers. Un refus sans motif valable contrevient à la directive.
Que voit exactement l'application une fois le compte connecté ?
L'application voit l'historique des opérations et les soldes des comptes que tu as autorisés : libellés des commerçants, montants, dates. Elle ne voit pas ton mot de passe, n'accède pas aux produits que tu n'as pas cochés, et ne peut ni déclencher un paiement, ni modifier tes données personnelles, ni clôturer un compte. L'accès est strictement en lecture, défini par le statut AISP — prestataire de services d'information sur les comptes — de la DSP2. C'est exactement la même information que celle affichée sur ton relevé de compte courant, organisée automatiquement, sans que tu aies à la recopier ligne par ligne dans un tableur.
Comment révoquer l'autorisation donnée à une application ?
Tu peux révoquer l'accès à tout moment, à deux endroits. Dans l'application, à la rubrique « Comptes connectés » : l'accès tombe immédiatement et plus aucune opération nouvelle n'est récupérée. Ou directement dans l'espace client de ta banque, à la rubrique consentements ou prestataires autorisés — la DSP2 te donne le droit de retirer ton consentement à tout moment, et les banques françaises regroupent ces autorisations dans cet écran. L'autorisation expire aussi d'elle-même : ta banque te redemande périodiquement de la confirmer par une nouvelle authentification forte. Révoquer n'efface pas l'historique déjà importé ; la suppression des données est une action séparée, dans les réglages de l'application.
Une application peut-elle faire un virement depuis mon compte ?
Non. Une application de budget connectée en open banking est enregistrée comme AISP, prestataire de services d'information sur les comptes. Ce statut de la DSP2 autorise uniquement la lecture des opérations et des soldes. Déclencher un virement relève d'un agrément entièrement différent, celui de prestataire de services d'initiation de paiement (PISP), que la plupart des applications de budget ne demandent même pas. Même si tu voulais autoriser un virement depuis l'application, l'architecture technique de l'open banking ne le permettrait pas : tes virements, tes virements instantanés et tes prélèvements continuent de passer exclusivement par ta banque.
Martia fonctionne-t-elle avec ma banque française ?
Probablement oui. Martia se connecte en open banking aux banques françaises — BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, La Banque Postale, Crédit Mutuel, BoursoBank — ainsi qu'aux banques d'Europe et du Royaume-Uni, via Enable Banking, un prestataire agréé et supervisé par l'autorité financière finlandaise (FIN-FSA). Le parcours est identique partout : tu choisis ta banque dans la liste, tu t'authentifies sur sa page officielle, tu confirmes l'accès en lecture. Si ta banque n'apparaît pas — c'est rare — la liste des établissements pris en charge s'étoffe régulièrement : ça vaut le coup d'y revenir plus tard, ou d'importer un fichier d'opérations exporté depuis ton espace client en attendant.
Faut-il donner son RIB ou son IBAN pour connecter son compte ?
Non. Le parcours open banking ne te demande ni RIB, ni IBAN, ni numéro de compte à recopier : tu choisis ta banque dans une liste, tu t'authentifies chez elle, et c'est elle qui transmet les comptes que tu as autorisés. Tu ne saisis donc jamais une suite du type FR00 0000 0000 0000 0000 0000 000 dans l'application. C'est aussi ce qui rend l'opération réversible : rien n'a été recopié, seul un accès en lecture a été accordé, et cet accès se coupe en un clic. Méfie-toi de tout service qui réclame ton IBAN et tes identifiants bancaires dans un formulaire : ce n'est pas de l'open banking.
Sources et références
- Parlement européen / Conseil de l'UE (2015), Directive DSP2 (UE) 2015/2366 — cadre de l'open banking, statuts AISP et PISP, authentification forte, eur-lex.europa.eu
- Banque de France, Le prélèvement SEPA — mandat, ICS, RUM et lecture des libellés, banque-france.fr
- Konsentus (2025), Q3 TPP Open Banking Tracker — 537 prestataires tiers autorisés dans l'EEE et au Royaume-Uni (septembre 2025), konsentus.com
- Stripe (2024-2025), Payment Methods in France — part de la carte bancaire dans les paiements en point de vente et en ligne, stripe.com
- Stripe (2024-2025), Wero Guide for Businesses in France — lancement de Wero en octobre 2024 et remplacement de Paylib, stripe.com
- INSEE (2024), Les comptes de la Nation en 2024 — taux d'épargne des ménages de 18,2 %, insee.fr
- Eurostat (2022), tec00134 — dépense de consommation finale des ménages par fonction — logement et charges 26,2 %, alimentation 13,3 %, ec.europa.eu
- Suivi du taux du Livret A, fixé par la Banque de France — 1,5 % depuis février 2026, francetransactions.com
- Enable Banking (2026), Bank Account Data — prestataire agréé et supervisé par la FIN-FSA finlandaise, enablebanking.com